Les comités locaux du département

Les comités locaux du département de l'Isère

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jeudi 20 septembre 2018

L'EDITO et les premières pages d'INFORMATIONS OUVRIÈRES N° 518 du jeudi 30 août 2018

Informations Ouvrières n°518

Après les événements de l’été, plus que jamais : « rassembler une large force » !
mercredi 29 août 2018

Après les événements de l’été, plus que jamais : « rassembler une large force » !

Jean-Paul Crouzet, membre du bureau national du POI


Ce 26 août, dans Le Journal du dimanche, Édouard Philippe annonçait les principales me - sures prévues au budget 2019… Autant de coupes drastiques contre les retraités, les familles, les bénéficiaires de l’APL, les fonctionnaires et les services publics, la Sécurité sociale. Philippe veut même s’attaquer à l’indemnisation des arrêts maladie…
« Ne croyez pas que je vais lâcher quoi que ce soit », martelait Macron dès le Conseil des ministres du 22 août. Et effectivement, retraites, assurance chômage, hôpital, privatisations et cadeaux aux patrons avec la loi Pacte, Parcoursup qui laisse des milliers de bacheliers sans inscription en fac…
Pourtant, le même JDD annonçait que la « cote de Macron chute fortement », avec 66 % de mécontents : l’affaire Benalla aurait constitué « un déclic pour déclencher une vague de jugements négatifs ».Mardi 28 août, le ministre Hulot, pilier du gouvernement Macron, annonce à la radio sa démission. La crise est bien au plus haut niveau de l’État.
Informations ouvrières affirmait le 26 juillet : « La crise majeure en cours (l’affaire Benalla- Macron) est le produit réfracté de tous les développements de l’année qui vient de s’écouler. Et nous ne sommes là qu’au début d’un processus en cours. »
Il semble bien que ce processus soit largement engagé ! Affaires Kohler, Nyssen, vide sidéral qui caractérise LREM de Macron… l’inquiétude monte parmi les « grands de ce monde » sur la fragilité de cet exécutif d’un régime en crise menacé d’effondrement.
Tous savent que parmi les « développements » qui ont aiguisé la crise politique, il y a les nombreux combats de résistance menés par les travailleurs et leurs syndicats, la grève des cheminots, qui a contribué à mettre à nu, à gripper la « méthode » de Macron oeuvrant à la « fin de la société des statuts ». Il y a la révolte des élus…
La discussion ouverte le 23 juin par les délégués des comités de résistance et de reconquête sur « l’expérience de la toute dernière période » est donc plus que jamais à l’ordre du jour. « Peut-on faire barrage à ce que prépare Macron sur les retraites sans dire non à la retraite par points ? »
À la volonté de ce gouvernement en crise de tout détruire s’oppose en effet celle des militants et cadres ouvriers de ne rien lâcher sur chacun des acquis, de qualifier nettement les revendications, et notamment sur les retraites, non à la retraite à points, défense du Code des pensions et des régimes spéciaux, sans céder un pouce à la méthode Macron-Delevoye cherchant à faire avaliser la destruction des régimes de retraite, dans le cadre des discussions à laquelle sont associées les confédérations syndicales…
Les délégués du CNRR ont affirmé : « Ce travail de résistance et de reconquête (des acquis de 1936 et de 1945) face au basculement de société qu’organise Macron est une question essentielle. » Deux mois après, l’actualité de leur appel à « renforcer les comités comme cadre de discussion et d’action commune » et à préparer une conférence de milliers de militants le samedi 10 novembre à Paris « pour rassembler une large force » se trouve renforcée par les événements !
Lecteurs d’Informations ouvrières, nous vous appelons à participer à ce combat et pour cela, à vous réabonner, à diffuser ce journal Informations ouvrières, dont nous pensons qu’il a fait une fois de plus, pendant ces deux mois particuliers, la preuve de son utilité.
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Effondrement du pont à Gênes....Est-ce seulement une catastrophe italienne ?

Effondrement du pont à Gênes

jeudi 23 août 2018 

Est-ce seulement une catastrophe italienne ? Non, tous les gouvernements privatisent et démantèlent les services publics.
Les ponts s’effondrent…mais pas les profits
Effondrement du pont à Gênes

L'EDITO et les premières pages d'INFORMATIONS OUVRIÈRES N° 517 du jeudi 22 août 2018



Informations Ouvrières n°517

Privé… de tout

mercredi 22 août 2018 

Privé… de tout
Geoffrey Excoffon, membre du bureau national du POI

Dans le journal Le Monde le 18 août nous apprenions avec stupeur que la compagnie Autostrade per l’Italia (filiale d’Atlantia), qui gérait le pont de Gênes – et donc responsable de son mauvais entretien qui a causé son effondrement et la mort de dizaines de personnes –, promet soudainement 500millions d’euros pour aider la ville et reconstruire le pont… en huit mois !
En dehors du fait qu’il est impossible de reconstruire un tel pont en si peu de temps, comment est-il possible de passer ainsi sous silence les années de mauvaise gestion et de mauvais entretien de ce pont, en grattant l’argent à tous les postes afin d’optimiser la rentabilité de son utilisation, et de promettre ensuite des millions d’euros qui auraient pu finalement servir en amont à éviter cette catastrophe ?
Nous atteignons ici le summum du cynisme de l’état d’esprit capitaliste.
Le 20 août dernier, L’Express expliquait qu’« également présent dans la concession de structures aéroportuaires depuis 2013, le groupe italien a frappé un grand coup en octobre 2016 en s’octroyant avec EDF, 60 % du capital de la société Aéroports de la Côte-d’Azur (Nice, Cannes-Mandelieu et Saint-Tropez). Atlantia a su saisir sa chance au moment où l’État français, avec la bénédiction de son ministre de l’Économie de l’époque, Emmanuel Macron, privatisait ses principaux aéroports régionaux (Nice et Lyon).
Autrement dit, certains aéroports français sont en ce moment même entretenus comme… le pont de Gênes. Merci M. Macron.
Quelques jours après la catastrophe, les médias français expliquaient tout à coup qu’un rapport du ministère sorti en juillet précisait qu’environ 840 ponts sont en grand risque d’effondrement. Par ailleurs, le rapport présente d’autres chiffres pour le moins alarmants : en moyenne, un pont n’est réparé que vingtdeux ans après l’apparition des premières dégradations sur sa structure. Et toujours d’après ce rapport, il y aurait en tout 2 040 kilomètres de chaussées gravement endommagées en métropole.
N’en jetons plus ! Nous connaissons tous au bout du compte la raison principale de ces détériorations : l’abandon au fil des années par l’État de pans entiers de secteurs d’activités et d’infrastructures publics au secteur privé. Nous savons comment ce dernier fonctionne. En recherche permanente de profits juteux, il constate progressivement que la réduction des coûts permet d’augmenter ses marges bénéficiaires. Alors il réduit son personnel, coupe dans les budgets d’entretien, supprime les outils de contrôle et de surveillance estimés trop chers, pressure les employés qui restent, etc. Résultat : le pont de Gênes s’effondre. Quand le capital privatise les biens de la classe ouvrière, acquis chèrement au prix d’âpres luttes (trains, poste, hôpitaux, éducation, routes, ponts, Sécurité sociale…), il finit par la priver de tout. Même de sa vie.
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Technique, la remise en cause des arrêts maladie ? Non, ce sont les fondements de la Sécu de 1945 que voudrait abattre le gouvernement Macron-Kohler-Philippe

Technique, la remise en cause des arrêts maladie ? Non, ce sont les fondements de la Sécu de 1945 que voudrait abattre le gouvernement Macron-Kohler-Philippe

jeudi 16 août 2018 




Le plan de Macron pour la rentrée. Arrêts maladie : la Sécu ne rembourserait plus rien !
L’affaire a été lancée en catimini, début août. Le gouvernement voudrait mettre à bas l’un des fondements de la Sécurité sociale telle qu’elle a été instituée en 1945, en l’occurrence : la prise en charge des arrêts de travail par l’assurance maladie. Pour commencer, le gouvernement souhaiterait s’attaquer aux arrêts de moins de huit jours (d’après Les Échos, il comptait même, au point de départ, viser les arrêts de moins d’un mois).
Jusqu’à aujourd’hui, la Sécu verse à l’assuré, après un délai de carence de trois jours, des indemnités journalières à hauteur de 50 % de ses gains journaliers (un pourcentage augmenté à 66,7 % si l’assuré élève trois enfants ou plus). Comme pour tout ce qui concerne la Sécurité sociale, cet acquis s’applique à tous les salariés, quelle que soit la taille de l’entreprise, sa branche d’activité, sa localisation.
À l’inverse, le gouvernement entend donc, à l’occasion d’une « concertation » sur la « santé au travail » qu’il programme pour la rentrée, désengager la Sécurité sociale. Autrement dit, la Sécu ne paierait plus rien, tout serait renvoyé à d’éventuelles dispositions (et à la souscription d’assurances), entreprise par entreprise, dans la logique des ordonnances travail.
Les vieux travailleurs ciblés
La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, se justifie en prétendant que les arrêts de travail « explosent ». La commission des comptes de la Sécurité sociale a certes enregistré une augmentation de 4,4 % l’an dernier de leur montant global.
La vraie position du Medef
Le no 2 du Medef, Patrick Martin, dans une interview au Parisien (13 août), conteste pour la forme, mais il ajoute : « L’idée du gouvernement est de mieux maîtriser les finances publiques de manière générale et les dépenses sociales en particulier. Nous sommes d’accord. » En fait, le Medef nie être pour quoi que ce soit dans l’augmentation des arrêts de travail : histoire de bien préparer la « concertation » qui s’annonce et de justifier par avance qu’il ne paiera pas…
« Sortir de 1945 »
Le Medef ne conteste pas sur le fond le désengagement de la Sécurité sociale voulu par Macron, bien au contraire : lui et son ancêtre (le CNPF) n’ont d’ailleurs eu de cesse de prôner le démontage complet de la Sécu. Nous rappelons souvent ce que disait un ancien no 2 du Medef, Denis Kessler, en octobre 2007 : « Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945. » D’ailleurs, le Medef, quelques années plus tôt (novembre 2001), prônait notamment : « Le versement des indemnités journalières pourrait relever d’un système différent, confié à la responsabilité des partenaires sociaux, employeurs et salariés. »
Baisse de 6 points des cotisations patronales
« Un système différent » : ce peut être des assurances, payées par le salarié… En tous cas, ce ne serait plus la Sécu. Le Medef peut dire merci à Macron : à partir du
1er janvier prochain, les cotisations « patronales » d’assurance maladie vont baisser de six points (elles sont aujourd’hui de 13 % du salaire brut) ! Voilà pourquoi ils veulent détruire la Sécu !
« Privilégier le recours aux micro-entrepreneurs »
Le responsable de l’organisation patronale des artisans (l’U2P), Alain Griset, donne à sa façon les enjeux, évoquant dans le journal Le Monde (8 août) la fin de la prise en charge des arrêts maladie, que les artisans ne pourront pas assurer à la place de la Sécu : « Nous aurons tendance à privilégier le recours ponctuel aux micro-entrepreneurs, au détriment du recrutement de salariés… »
« L’ubérisation » générale de la société, tel est bien le projet de Macron, au moment même où les travailleurs qui le subissent combattent pour conquérir leur statut de salariés, avec la protection sociale collective qui l’accompagne !
Le désengagement de la Sécu de l’indemnisation des arrêts de travail n’est donc pas une question technique. De même qu’avec l’instauration programmée par le gouvernement d’un système de retraites « universel », fondé sur la capitalisation individuelle de points tout au long de la carrière, ce sont les fondements des relations sociales en France, établies lors de la vague révolutionnaire au sortir de la Seconde Guerre mondiale, qui sont menacés.
« Les accusations contre Alexis Kohler pourraient avoir un impact plus grave que l’affaire Benalla »
Pour La République des Pyrénées (11 août) : « Vous avez aimé l’affaire Benalla ? Vous allez adorer l’affaire Kohler ! Même si la première a révélé bien des failles du “nouveau monde” de Macron, on était quand même obligé de relativiser : par rapport aux “affaires” qui ont émaillé la Ve République, sur l’échelle de Richter des abus de pouvoir, on était loin des rétrocommissions des frégates pakistanaises, des milices du SAC, du dynamitage du bateau de Greenpeace et des écoutes de l’Élysée ! Mais avec Alexis Kohler, le secrétaire général de l’Élysée, c’est du lourd. »
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L'EDITO et les premières pages d'INFORMATIONS OUVRIÈRES N° 516 du jeudi 16 août 2018

Informations Ouvrières n°516

« Jusqu’au bout » ?

mercredi 15 août 2018 



« Jusqu’au bout » ?

Élisabeth Narcy, membre du bureau national du POI

Mensonges, contorsions, postures, déclarations provocatrices… n’y peuvent rien : la réalité de cette « Société du Sept-Mai » éclate au grand jour, utilisant l’État comme sa propriété. Après Benalla, voici Alexis Kohler, secrétaire général de l’Élysée, soupçonné de « prise illégale d’intérêt ». Victor Hugo appelait Napoléon III « Napoléon le petit » ; on serait tenté d’appeler Macron « Jupiter le minuscule ». Cette affaire d’État, loin d’être une tempête dans un verre d’eau, révèle la crise politique de la Ve République à bout de souffle.
Et la crise économique, en dépit des rodomontades, révèle aussi que le capitalisme est à bout de souffle. « La faiblesse de la croissance contrarie les plans du gouvernement », titre Le Monde le 5 août. Le plan « CAP 2022 » de contreréformes est « enterré sans fleurs ni couronnes ». Le PIB (produit intérieur brut) a augmenté de 0,2 % d’avril à juin au lieu des 2 % prévus.
Qu’à cela ne tienne, le gouvernement « maintient ses ambitions » et « ira jusqu’au bout ». Jusqu’au bout de quoi ? Au bout des destructions initiées par les gouvernements précédents et que le FMI presse Macron d’achever.
Destruction des services publics : en finir avec le statut des cheminots, « filialiser » la SNCF avant de la privatiser. Cela avait déjà commencé avec EDF, et on en a vu les conséquences avec les catastrophes à répétition à Montparnasse.
N’oublions pas le gâchis indescriptible de Parcoursup pour des milliers de bacheliers, qui n’ont à cette date toujours pas de réponse, ou une affectation ne répondant pas à leurs voeux.
Les hôpitaux publics, quotidiennement au bord de la catastrophe et soumis aux exigences de la « rentabilité ». La ministre de la Santé a beau se féliciter que la canicule n’ait pas entraîné de catastrophe sanitaire, les personnels hospitaliers dénoncent la réalité du manque d’effectifs.
Ce n’est pas fini : « le système universel de retraite » est le prochain objectif, mettre fin au système actuel et aux quarante-deux régimes existants.
Il s’agit pour le gouvernement d’aller jusqu’au bout de la disparition des acquis de 1936 et de 1945. Macron a été chargé de cette mission par le capital financier.
Mais les fanfaronnades ne cachent pas la crainte. Peur de la résistance des travailleurs, de la grève de la SNCF : si elle n’a pas empêché le vote de la loi, elle a montré la combativité des cheminots, de leur résistance à la destruction de leur statut. Peur de la mobilisation des pilotes de Ryanair, en grève dans cinq pays d’Europe contre les conditions de travail low cost.
Ce que le gouvernement appelle « le contrat social du XXIe siècle », c’est la vieille recette corporatiste de l’association capital-travail. C’est ce contre quoi se battent les salariés qui veulent des organisations indépendantes leur permettant de défendre leurs revendications.
Résistance et reconquête, c’est l’objectif du Comité national pour la résistance et la reconquête qui organise un rassemblement national le 10 novembre à Paris.
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L'EDITO et les premières pages d'Informations Ouvrières N° 515 du jeudi 9 août 2018

Informations Ouvrières n°515

Les communes dans le viseur de Macron…



mercredi 8 août 2018



Les communes dans le viseur de Macron…


Fabrice Rastoul, membre du bureau national du POI

L’Association des maires de France annonce qu’elle boycottera, avec d’autres associations d’élus, la prochaine conférence des territoires organisée par le gouvernement. Son porte-parole explique que, depuis 2014, le nombre de maires démissionnaires en cours de mandat a augmenté de 55 %. Ce lundi 6 août, France Inter donne la parole à un de ces maires, élu depuis dix ans dans une commune rurale du Sud. Il explique : « Avant, l’État était là pour aider les communes. Maintenant, il est contre les communes ! »
Voilà en une formule résumé ce qui est au centre de la politique du gouvernement Macron- Philippe, la destruction des communes ou plus précisément le démantèlement des services publics de proximité que les communes organisent. Le plan est précis et repose essentiellement sur quatre points :
– diminuer de manière drastique les dotations globales de financement données par l’État aux communes (13 milliards en 2018, 16 745 communes ont vu leurs dotations diminuées) ;
– diminuer ou supprimer les autres ressources financières (la future suppression de la taxe d’habitation) qui permettent aux communes d’établir un budget ;
– s’attacher la complicité dans la mise en oeuvre du plan des élus des 319 plus importantes collectivités par la signature d’un contrat État/collectivité par lequel les élus locaux s’engagent à plafonner l’augmentation des dépenses de fonctionnement à 1,2 % par an ;
– destruction du statut de la fonction publique territoriale, notamment en mettant fin à l’unicité de la grille des salaires et en organisant des départs « volontaires » de fonctionnaires territoriaux.
Oui, mais !
Certes, des élus démissionnent, mais peuton en conclure qu’ils renoncent aux raisons qui les avaient amenés à solliciter un mandat, et notamment à leur volonté de maintenir et de développer des services publics ? Certainement pas !… Et pas un jour ne passe sans qu’un de ces élus démissionnaires ne profite de la moindre occasion pour expliquer les raisons de sa décision, ce qui déjà en soi est un acte de résistance.
Certes, d’autres élus contractualisent avec le gouvernement pour justifier les baisses de budget et liquider plus rapidement des services indispensables aux populations en s’attaquant au préalable aux acquis des agents qui mettent en oeuvre ces services. Mais faut-il là aussi en conclure que ces personnels renonceraient au combat ? Certainement pas !… Et pas de répit dans les centaines de mobilisations organisées par les organisations syndicales pour là aussi résister aux plans de liquidation.
Certes, le représentant des banques, en bon opportuniste, s’est fait élire président avec le score le plus étriqué de toutes les joutes électorales de la Ve République ; il a constitué un gouvernement avec d’autres opportunistes. Il s’est entouré de sbires autorisés à aller « casser du manifestant »…Oui, mais à ce jour, il a dû lui-même faire limoger le chef des sbires dont il se dit qu’il partageait les vacances du couple présidentiel. Le début de la débandade ? L’avenir nous le dira.
Les communes sont l’oeuvre d’une révolution et nous faisons le pari qu’elles ne disparaîtront pas sur l’autel fumant du macronisme. La recherche de la solution se fait par l’addition de toutes ces résistances. Comme parti, le POI y participe notamment dans le cadre des initiatives du Comité national de résistance et de reconquête, auxquelles nous vous proposons de participer.
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L'EDITO et les premières pages d'Informations Ouvrières N ° 514 du jeudi 2 août 2018

Informations Ouvrières n°514

Un cogneur envoie Bonaparte au tapis

mercredi 1er août 2018
par  POI National 




Un cogneur envoie Bonaparte au tapis

Claude Brochard, membre du bureau national du POI


Face au rejet des partis, le capitalisme dégota pour chef un jeune homme audacieux, se voulant sans flous ni barbouzes. Des Français espéraient en ces vertueux lendemains. Insolite, ce Benalla premier de cordée au coeur du pouvoir. Ce chargé de mission (laquelle ?) est partout, même s’il n’a rien à y faire. Coq en pâte : logement et voiture offerts par celui qui s’attaquerait aux privilèges. Règne sur la sécurité du chef de la sixième puissance du monde, s’incruste pour chasser le service public de sécurité. Tout le monde serre la pince du gorille. Maintenant on vomit ce galeux.
« Les cordonniers sont les plus mal chaussés » : piètre Collomb, il ne savait rien ! Ministre, grands flics, peu alertés. Danger pour la République, la démocratie.
Quelle sanction quand une mini-faute d’un salarié mène au licenciement !
Les parlementaires le feront payer à l’insolent Macron refusant tout conseil. Ce fan club de jeune fauve vantard sans base réelle, avec votes béni-oui-oui, va-t-il mourir pour lui ?
L’ambitieux manipule en petit comité les leviers de l’État, use de ficelles du « vieux monde ». Comment impunément virer le chef des armées et donner des leçons à toute la terre ?
Avec ce foutoir, la crise ne serait qu’un dysfonctionnement fumeux de rouages vassaux.
Or l’arbre Macron-Benalla ne cache pas la forêt.
Le pouvoir persiste : immigration, formation professionnelle, logement, assurance chômage, réforme constitutionnelle enlisée (pour le moment ?).
Le gouvernement voulait cacher le rapport du Comité action publique 2022 : éventé par un syndicat (donc utile !). Du déjà vu de propositions tous azimuts. Refrain : le service public est inefficace et coûte cher. Lâcher des missions vers le privé (Pôle emploi). Assouplir le statut de la fonction publique.
CAP 2022, cercle « d’experts », détruit LA compétence des communes depuis deux siècles, l’école, ultime fleuron du service public de proximité : « Au niveau maternel et élémentaire, transférer les compétences scolaires et périscolaires au niveau intercommunal. »
Le socle de gestion communale via les permis de construire est donné à l’intercommunalité, suite de la loi Elan leur confiant le logement social.
Dans les pas de la réforme ferroviaire, CAP 2022 cède le financement du réseau régional aux régions. Elles seront forcées de fermer les « petites lignes » ou de les privatiser.
La situation économique s’améliore ? Ah ! bon : croissance figée, chômage accru. Où est l’efficacité macronienne ?
Au quart du mandat, les Français sont mécontents. La hausse de la CSG passe mal. La suppression de l’ISF est un sparadrap pour ce mal élu à la notoriété entamée, y compris en Europe.
Son mépris envers la population et ses représentants se dévoile : ordonnances subies, hâte des réformes, déni des corps intermédiaires. Mais comment déployer des évolutions honnies du peuple ? Comment être surpris de l’ancrage des actions de refus face aux styles arrogants, technocratiques ?
Criant victoire avec les lois travail et SNCF, sa bande cogitait d’élargir le corporatisme. Loupé ! la réalité jaillit. Face au rejet, finalement qui a été choisi ? Le président adepte du rapport au peuple se retrouve sans fusible. Ce Jupiter ne sera pas Hermès, dieu de la chance.
Les travailleurs ne sont pas dupes. Jugeant à partir de leurs seuls intérêts, ils s’apprêtent au choc. Les discussions dans le CNRR, dans les comités, le prouvent : faisant d’Informations ouvrières un lieu du libre débat, les militants, dont ceux du POI, érigent peu à peu la force politique rétablissant les acquis de la classe ouvrière.
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