Les comités locaux du département

Les comités locaux du département de l'Isère

GRENOBLE/AGGO - GRESIVAUDAN -VERCORS -VOIRON/MOIRANS -BOURGOIN -TERRES FROIDES/LA TOUR DU PIN -LES AVENIERES/MORESTEL - PONT DE BEAUVOISIN/ VALDAINE

lundi 30 avril 2018

Dans Informations ouvrières cette semaine : Les travailleurs soutiennent la grève des cheminots ....

« Nous ne sommes pas seuls ! »

(Un cheminot de Nîmes) Les travailleurs soutiennent la grève des cheminots
jeudi 26 avril 2018

Dans Informations ouvrières cette semaine
« Nous ne sommes pas seuls ! »
(Un cheminot de Nîmes)
Les travailleurs soutiennent la grève des cheminots


Pour la cinquième fois depuis début avril, les cheminots sont en grève, dans l’unité, ces 23 et 24 avril. Quoi qu’en disent les médias, le mouvement est toujours puissant, contraignant la direction à annuler deux TGV et Intercités sur trois, trois TER sur cinq. En pointe dans le mouvement, les conducteurs de train sont en grève à plus de 60 %.
Le vote en première lecture de la loi portant la « réforme », la décision de filialiser le fret et la décision, annoncée par le Premier ministre, de mettre fin dès le 1er janvier 2020 à tout recrutement au statut ont soulevé la colère, à tel point que les fédérations unanimes ont décidé de quitter les concertations avec la ministre des Transports, Élisabeth Borne, et d’interpeller directement le Premier ministre. Les tentatives répétées de celle-là pour casser le front syndical ont échoué.
« L’intersyndicale est unie, elle tient face à une ministre des Transports incompétente et sans envergure obligeant Macron a intervenir par deux fois sur des médias (...). Le gouvernement doit ouvrir de vraies négociations et arrêter d’insulter les cheminots », déclare le syndicat CGT des cheminots de Clermont-Ferrand.
À Miramas (Bouches-du-Rhône), « le premier train est à 16 h 26, donc on ne peut qu’être satisfait. Il faut qu’on arrive à tenir. La difficulté pour nous, c’est que le gouvernement joue le pourrissement sans ouvrir de véritables négociations », nous confie, le 18 avril, le délégué CGT, après la reconduction de la grève pour le lendemain, décidée à l’unanimité par l’assemblée générale. le secrétaire du syndicat FO du même centre ferroviaire, ajoute : « Moi, je suis optimiste, parce qu’on nous annonce à la télévision des 30 % de grévistes et les médias disent que la grève s’essouffle, mais il y a 80 % de conducteurs en grève et pas beaucoup de trains circulent. En 1995, il n’y avait pas plus de 30 à 35 % de grévistes à l’époque. »
Le même jour, à l’AG de Nîmes, le responsable CGT déclare : « Le vote de l’Assemblée nationale n’a rien de définitif. La filialisation du fret est une provocation du gouvernement. La solidarité montre la légitimité de notre action. Nous ne sommes pas seuls. » Son camarade de FO lance : « La question de durcir encore la grève est posée. Nous y sommes prêts. Aucune organisation ne peut accepter cette réforme ! Unité dans la grève jusqu’au retrait du nouveau pacte ferroviaire ! »


Macron et Trump
Le journal Le Monde relève que la grande presse britannique se demande si la France aurait enfin trouvé sa « Thatcher » en la personne d’Emmanuel Macron. Outre-Manche, l’hebdomadaire The Week a publié sur sa « une » une caricature représentant Macron affublé de la permanente bouclée de l’ancienne « dame de fer », et tapant de son sac à main des manifestants de la CGT.
« Ça passe ou ça casse », estime prudemment The Guardian. En tout cas, et en anglais toujours, c’est sur la chaîne télé préférée de Donald Trump (Fox News) que Macron, en visite d’État aux États-Unis, a fait part de sa détermination et de sa proximité avec son hôte. « Nous sommes tous les deux des francs-tireurs antisystème », a déclaré Macron, ancien banquier d’affaires.Et quant à l’éventualité d’un recul de son gouvernement face à la grève des cheminots, il a répondu : « No chance ! » (Aucune chance !). Le journal de droiteL’Opinion résume : « Il y avait le “There is no alternative” de Margaret Thatcher. Il y a désormais le “No chance” d’Emmanuel Macron. »
Confrontée à un soulèvement populaire généralisé contre l’instauration d’un nouvel impôt local (la poll tax), Margaret Thatcher finit par connaître le sort peu glorieux d’être contrainte à la démission par son propre parti. « Ça passe ou ça casse », a raison de dire The Guardian.
PDF - 63 ko
« Nous ne sommes pas seuls ! »

L'EDITO et les premières pages d'INFORMATIONS OUVRIERES N° 500 du jeudi 26 avril 2018

Informations Ouvrières n°500

« No chance »...

mercredi 25 avril 2018
par  POI National 




Mercredi 25 avril 2018
Le point de vue de Didier Brémaud, membre du bureau national du POI
« No chance »... Didier Brémaud, membre du bureau national du POI Reculer sur les réformes ? « No chance », Macron sur Fox News… mais à son dixième jour, la grève des cheminots est clame toujours aussi forte ! « Pour préparer son voyage officiel aux États-Unis, Emmanuel Macron a accordé une interview à la chaîne Fox News. Il a notamment réaffirmé le fait qu’il ne reculerait pas dans son calendrier des réformes (…) malgré la grogne sociale et notamment les grèves à la SNCF. Le président français s’est (…) positionné comme le “Commander in Chief” tricolore » (article de Capital.fr, lundi soir 23 avril). Il ajoute : « Désormais, il y a vraiment quelqu’un aux commandes. » Au Medef, la course est désormais lancée à la succession de Pierre Gattaz. Neuf candidats sont en lice « à un moment cri tique de son histoire » (Le Moniteur de Seine-et-Marne). Il s’agit pour eux de ten ter de redéfinir la place du Medef dans une situation où le paritarisme, qui a constitué le cadre naturel des relations sociales d’une bonne partie du patronat, est en train de disparaître, où la mise en œuvre des ordonnances ferait du syndi cat patronal un simple corps intermédiaire entre Macron et les patrons. Au dixième jour de la grève des cheminots, celle-ci est toujours aussi puis sante. Malgré les médias qui annoncent chaque fois un mouvement en baisse, la grève est là, soutenue par de larges secteurs de la classe ouvrière. D’autres mobilisations sont en cours, comme la grève à Air France qui ne fléchit pas. Le mouvement des étudiants qui veulent l’abandon de la sélection à l’université continue à se développer dans de nombreux sites universitaires, malgré la répression… Dans une situation où Macron, « seul chef aux commandes », entend aller au bout de ses réformes et ne négocier sur rien, « no chance ». Car, pour Macron, le syndicat doit devenir un corps intermédiaire chargé de faire passer ses réformes auprès des travailleurs. Mais défendre les conquêtes des travailleurs quand Macron et ses affidés entendent imposer le corporatisme ne signifie-t-il pas défendre l’indépendance syndicale et permettre à la lutte de classe de s’exprimer ? Depuis quelque temps, les médias se font largement l’écho des tentatives pour reconstituer une union de la gauche. Ainsi Le Courrier de l’Ouest (quotidien de Maine-et-Loire) donne-t-il la parole au secrétaire départemental du PCF qui s’en gage pour l’avènement « d’un front populaire réinventé associant mouvement social et rassemblement politique (…) » et pro pose aux autres forces de gauche de « co organiser une initiative transpartisane pour donner à voir le rassemblement et la contre-offensive à Macron »… Comme s’il ne s’était rien passé il y a un an dans le pays et comme si les tenants de cette union de la gauche n’avaient aucune responsabilité dans la mise en œuvre des plans de destruction des gouvernements précédents. Est publié de nouveau dans ce numéro d’IO l’adresse aux maires et aux élus avec près de cent cinquante signataires. L’organisation des élus pour la défense des communes a commencé, face à un gouvernement qui entend détruire les communes et les départements qui constituent l’architecture de la République. De très nombreux militants ouvriers, politiques et syndicaux se rassemblent dans le cadre des CNRR et préparent la réunion des délégués du 23 juin. Avec ce numéro d’IO commence la campagne d’abonnement d’été à ce journal.
IO500
Editer les pagescliquez ici --->IO 500.pdf

L'EDITO et les premières pages d'Informations Ouvrières N° 499 du jeudi 19 avril 2018

Informations Ouvrières n°499

Guerre de classe
mercredi 18 avril 2018
par  POI National 




Guerre de classe
Franck Servel, membre du bureau national du POI
Dans la nuit du 13 au 14 avril, le gouvernement Macron a emboîté le pas des États- Unis pour bombarder la Syrie. Vous lirez dans ce journal le communiqué du bureau national du POI condamnant cette poli tique de guerre.
Ce même gouvernement Macron a décidé d’augmenter le budget militaire pour atteindre les 2 % du PIB et répondre aux exigences de l’Otan, alors qu’au nom de la réduction des déficits publics, il supprime 120 000 emplois de fonctionnaires et s’at taque au statut de la SNCF.
Mais ne vous inquiétez pas… lors de ses deux interviews télévisées, il s’est évertué à essayer de nous rassurer. D’abord, les bombardements en Syrie, c’est pour « construire la paix » ! Et aux esprits cha grins qui contestent la réception à Paris du prince héritier d’Arabie saoudite, il a annoncé la tenue prochaine d’une confé- rence humanitaire commune sur le Yémen… pendant que l’Arabie saoudite bombarde le Yémen !
Alors que les cheminots sont engagés avec leurs organisations syndicales dans une grève massive pour la défense du ser vice public et le maintien du statut de che minot et de la SNCF, Macron a aussi tenté de les rassurer : il « garantit absolument » que l’entreprise resterait publique « à 100 % de capitaux d’État ». Chacun se rappelle les précédents de France Télécom, Air France, EDF, GDF…
Pour démontrer en quoi cette « garan tie » du chef de l’État est une fumisterie, je vais prendre l’exemple de la société dans laquelle je travaille. En novembre 2001, le gouvernement de « gauche plurielle » PS PC change le statut de l’ex-direction des Constructions navales, qui était une admi nistration de l’État, pour la transformer en société anonyme. Le futur ministre Le Drian est rapporteur du projet de loi. Il garantit « le contrôle intégral du capital de la société par l’État, se distinguant de toute privatisation même partielle ». Donc une DCN « à 100 % de capitaux d’État ».
Mais en décembre 2004, pour ouvrir le capital de la société, il suffit au gouverne ment de droite Chirac-Raffarin de modi fier la loi ainsi : les mots « dont le capital est détenu en totalité par l’État » sont rem placés par les mots « dont le capital initial est détenu en totalité par l’État »… et de rajouter « Une part minoritaire du capital de l’entreprise nationale peut être détenue par le secteur privé ». Aujourd’hui, l’ex DCN s’appelle Naval Group. L’État ne détient plus que 62,5 % du capital. La société vend des armements à l’Arabie saoudite. Un projet de rapprochement avec l’italien Fincantieri est en discussion pour créer une société européenne. Voilà ce que valent les garanties des gouvernements suc cessifs pour le maintien « à 100 % de capi taux d’État » !
L’issue sera donc sur le terrain de la lutte de classe, mais il y a des obstacles. Les motions de soutien à la grève des chemi nots se multiplient dans nombre de syn dicats et de fédérations…
Ces questions sont au centre des dis cussions des militants de toutes tendances qui échangent dans les comités de résis tance et reconquête. Le rôle d’Informa tions ouvrières est d’être le lieu où se mène ce débat. Et dans notre journal, nous décor tiquons les mensonges du gouvernement sur la grève des cheminots. Cette semaine commence la campagne des abonnements d’été. Nous appelons tous les lecteurs à en assurer la réussite pour démêler le vrai du faux, afin d’aider à réunir pratiquement les conditions du combat d’ensemble face au gouvernement. 

IO499
Editer les pagesCliquez ici ---->IO 499.pdf

mardi 17 avril 2018

Liberté pour Lula....

Liberté pour Lula

samedi 14 avril 2018

Une société est jugée

Le bureau national du POI condamne les bombardements en Syrie

Le bureau national du POI condamne les bombardements en Syrie

Communiqué
samedi 14 avril 2018
par  POI National 
Une société est jugée

Au moment où la grève des cheminots se poursuit dans l’unité, le POI informe de la mobilisation dans les facs

Au moment où la grève des cheminots se poursuit dans l’unité, le POI informe de la mobilisation dans les facs

jeudi 12 avril 2018

Une société est jugée

L'EDITO et les premières pages d' INFORMATIONS OUVRIERES N° 498 du jeudi 12 avril 2018

Editorial Informations Ouvrières n°498


Ce qui est en jeu

mercredi 11 avril 2018
par  POI National 





Ce qui est en jeu 
Pierre Besse, membre du bureau national du POI
Quand Informations ouvrières paraîtra, les cheminots dans leurs AG auront pris les décisions avec leurs organisations pour la suite de leur mouvement pour le retrait du projet gouvernemental Macron-Philippe à la suite du rapport Spinetta qu’il a commandé lui-même, pour de fait faire disparaître à la fois le statut des cheminots et poursuivre le démantèlement de la SNCF inscrit déjà dans la réforme ferroviaire du gouvernement Hollande-Valls.
Démantèlement qui aurait des conséquences directes sur l’avenir des petites lignes et pas seulement.
Bien entendu, la presse nationale télévisée ou autre déclenche une campagne de haine contre les cheminots.
Paradoxalement, la presse britannique fait mention qu’une large majorité de la population britannique réclame la renationalisation des chemins de fer, après l’expérience depuis Thatcher de la privatisation avec les conséquences sur les augmentations de tarifs et les problèmes de sécurité.
En France, les travailleurs, les jeunes, à la suite des mouvements des pénitentiaires, des salariés des Ehpad, des retraités, des travailleurs de Carrefour, aujourd’hui des étudiants, etc. suivent avec grande attention le mouvement chez les cheminots.
De leur côté, les cheminots apprécient à leur juste valeur les messages de soutien de diverses instances syndicales.
Même les médias commencent à s’inquiéter de la sympathie rencontrée auprès de la population qui augmente et s’interrogent sur les capacités du gouvernement Macron-Philippe à poursuivre son pacte ferroviaire.
Le dernier tract du POI en soutien à la grève des cheminots a rencontré un écho favorable et suscité des réflexions de travailleurs. « Les cheminots sont la dernière digue pour empêcher ce gouvernement de briser toutes les conventions collectives. »
Le POI est partie prenante du Comité national de résistance et de reconquête des acquis de 1936 et 1945.
Des comités se constituent dans tout le pays regroupant des militants syndicalistes CGT, FO, FSU, SUD… étudiants, élus locaux, agriculteurs pour échanger, débattre et de fait créer des points d’appui pour aider la classe ouvrière, la jeunesse, à déjouer tous les obstacles, embûches pour dégager une issue conforme aux attentes de l’immense majorité de ce pays.
Informations ouvrières, tribune libre de la lutte des classes, est le vecteur de ces échanges. 
IO498
Editer les pagesCliquez ici ---->IO 498.pdf

samedi 14 avril 2018

Le tract hebdo du POI 38 - du 12 avril 2018



Le 24 mars à Paris, le Comité National de résistance et de reconquête (CNRR) a réuni 130 militants......

COMITÉ NATIONAL DE RÉSISTANCE ET DE RECONQUÊTE

pour la défense des conquêtes arrachées en 1936 et 1945
vendredi 30 mars 2018


COMITÉ NATIONAL DE RÉSISTANCE ET DE RECONQUÊTE
pour la défense des conquêtes arrachées en 1936 et 1945
Le 24 mars à Paris, le Comité National de résistance et de reconquête (CNRR) a réuni 130 militants : membres fondateurs du Comité National, ainsi que des militants l’ayant rejoint depuis sa constitution le 14 octobre dernier. 
Deux jours après la grève et les manifestations du 22 mars, 27 intervenants parmi lesquels des syndicalistes, des militants politiques d’appartenances diverses sont revenus sur la modification de la situation politique. 
Le rejet massif qui a marqué les dernières élections présidentielles s’approfondit : il s’exprime de plus en plus directement sur le terrain de la lutte de classe. Après les grèves des surveillants de prison et des EHPAD en janvier, après la très forte mobilisation des retraités le 15 mars, la grève et les manifestations du 22 mars chez les cheminots et dans l’ensemble de la fonction publique montrent que la résistance est très nettement montée d'un cran. Elles expriment un mouvement de fond : la volonté des travailleurs de résister avec leurs syndicats aux plans destructeurs de Macron et de son gouvernement qui voudraient réduire en cendres toutes les conquêtes de 1936 et de 1945. 
Les différentes interventions ont établi la force du 22 mars qui rejoint la multiplication des grèves partielles dans de nombreux secteurs. Au moment où la grève des cheminots à partir du 3 avril est un enjeu, de nombreuses interventions ont fait état des discussions intenses dans les organisations syndicales, dans les assemblées générales où se discute la question de la grève, de l’action unie pour bloquer ce gouvernement : Faut-il une nouvelle journée nationale d’action ou bien se préparer à bloquer le pays ? L'importance des Assemblées Générales pour décider a été soulignée par plusieurs interventions. 
Tous les éléments versés dans la discussion expriment la résistance acharnée des travailleurs pour défendre leurs conquêtes sociales et leurs organisations syndicales, pour qu’elles restent un outil au service du combat de la classe ouvrière. Ils expriment la recherche de la confrontation contre Macron, pour défaire sa politique qui piétine « l’intérêt général » et pour dégager une issue. 
Dans ce contexte, plusieurs intervenants se sont étonnés de voir que parmi les signataires d’un appel de partis dénonçant à juste titre les politiques menées contre la SNCF par les gouvernements successifs, figurent des organisations, des représentants qui ont été rejetés pour leur participation, leur soutien à ces mêmes gouvernements qui ont mis en oeuvre les contre réformes. 
Pour les militants réunis le 24 mars dans le cadre du CNRR, aider le mouvement en cours, aider à organiser la résistance est la tâche du moment. 
Plusieurs interventions ont fait état, en lien avec ces développements, de la participation nombreuse de militants d’appartenances syndicales et politiques diverses, de travailleurs, de jeunes aux réunions locales des comités. Différentes initiatives locales pour regrouper largement ont été rapportées. De nouveaux comités ont été constitués. 
Les membres du CNRR réunis le 24 mars décident : 
  •  d’élargir les comités locaux existants, de les renforcer et d’aider à la création de nouveaux comités partout sur le territoire. 
  • d’organiser une réunion nationale des délégués des comités en juin prochain à Paris. 
Un comité de liaison a été constitué pour permettre la circulation, la diffusion des informations, des propositions en provenance et en direction des comités locaux. 
Les comités locaux sont invités à se faire connaître et à adresser toutes les informations qu’ils jugeront utiles sur leur activité à cnrr2017@gmail.com 
Informations Ouvrières, qui rendra compte de la réunion nationale du 24 mars, ouvre chaque semaine ses tribunes aux informations et aux contributions permettant d’alimenter la libre discussion et la résistance. 
Telecharge

Tract d'information de l'AJR du 31 mars 2018


dimanche 8 avril 2018

Les cheminots en grève ont raison !

Les cheminots en grève ont raison !

mercredi 4 avril 2018

JPEG - 386.4 ko
JPEG - 608 ko
Telecharge

L'EDITO et les premières pages d'Informations Ouvriéeres N°497 du jeudi 5 avril 2018

Editorial Informations Ouvrières n°497

À l’image de la liste des contre-réformes du gouvernement

mercredi 4 avril 2018
par  POI National 





À l’image de la liste des contre-réformes du gouvernement
 Émilie Bartolo, membre du bureau national du POI
En ce début de printemps, la liste des secteurs en lutte est déjà bien remplie : les cheminots, les fonctionnaires, les étudiants, les employés de Carrefour et d’Air France, les Ehpad et même les avocats ! 
Elle est à l’image de la liste des contreréformes du gouvernement : Code du travail, CSG, assurance chômage, accès à l’université, SNCF, formation professionnelle, logement… La méthode Macron, sorte de « blitzkrieg » contre les acquis de 36 et de 45, peut paraître sidérante mais elle ne décourage pas la classe ouvrière qui n’entend pas se laisser dépecer sans réagir. 
Car si dans un premier temps l’effondrement des partis politiques de droite et de gauche a pu profiter au gouvernement, en lui assurant une confortable majorité à l’Assemblée, il ne dispose plus des « gardefous » traditionnels qui pouvaient calmer les ardeurs d’une classe ouvrière qui bout à chaque nouvelle attaque. Dans leur état actuel, le PS et le PC ne font plus illusion et ne parviennent plus à calmer les masses en leur promettant des jours meilleurs aux prochaines élections, ils n’impressionnent plus grand monde avec le « Code du travail du XXIe siècle », « la VRAIE réforme de la SNCF », « l’hôpital vraiment mieux qu’avant » ou je ne sais quoi. 
Comment, dans ce contexte, interpréter les tentatives de retour à « l’union de la gauche » initiées par messieurs Laurent et Hamon, par leur appel en soutien aux manifestations de cheminots du 22 mars dernier et du 3 avril ? Dans tous les médias, on nous ressort des rescapés de ce qui reste du PC et du PS qui crient au scandale et dénoncent la « réforme » de la SNCF de Macron. Cependant, comme le souligne justement la déclaration du bureau national, ce sont précisément des responsables du PC et du PS qui ont posé les premières pierres de la privatisation de la SNCF et du secteur public. Et maintenant que Macron récolte leur fruit, il ne semble plus à leur goût ! 
Gageons que cette mayonnaise ne prendra pas, les travailleurs les ont déjà rejetés il y a un an, il n’y a pas de raison qu’ils reviennent en arrière (les récents épisodes électoraux démontrent que le phénomène est similaire dans toute l’Europe). 
Page après page, numéro après numéro, Informations ouvrières rend compte de cette situation et du débat qui se mène au sein de la classe ouvrière pour chercher comment dégager les contours politiques de la résistance aux attaques qu’elle subit et qui sont de plus en plus violentes. C’est essentiel en cette période où le trouble et le mécontentement sont palpables. La résistance doit aussi se construire sur le terrain politique et c’est aux travailleurs de décider quelle sera sa nature ; c’est le sens de la démarche des CNRR. 
IO497
Editer les pages cliquez ici ---->IO 497.pdf

dimanche 1 avril 2018

L'EDITO et les premières pages d'Informations Ouvrières N° 496 du jeudi 29 mars 2018

Editorial Informations Ouvrières n°496

74 %


mercredi 28 mars 2018
par  POI National 





Cécile Kohler, membre du bureau national du POI 
À la veille du 22 mars, un sondage pour BFM TV indiquait que 74 % des Français trouvent la politique du gouvernement injuste. 
Une politique qui mène à ce que les hôpitaux tuent : en Guadeloupe, plusieurs dizaines de morts ces derniers mois par « manque de matériel ». En France, la présidente de la Société française de médecine d’urgence, la docteur Agnès Ricard-Hibon, déclare au Parisien (25 mars) : « Aux urgences, l’attente d’un lit d’hospitalisation sur un brancard tue. » Selon le quotidien, depuis le début de l’année, sur l’ensemble du territoire, 220 patients, par nuit, dorment sur des brancards. 
Une politique qui, dans la continuité des gouvernements précédents, multiplie les contre-réformes pour liquider, à marche forcée, les services publics et tous les acquis de 36 et de 45. 
Le 22 mars, des centaines de milliers de fonctionnaires, cheminots, retraités, étudiants et lycéens ont manifesté pour défendre les services publics, les garanties statutaires, les diplômes nationaux, l’école républicaine. 
Les cheminots se sont mis en grève massivement, les assemblées générales étaient nombreuses, « soudées autour de l’exigence du maintien du statut, du refus de la transformation en société anonyme et de l’ouverture à la concurrence » (déclaration du bureau national du POI du 25 mars). 
Le lendemain, à Bruxelles, le président Macron, qui s’apprête à recourir de nouveau aux ordonnances, déclare que ces mouvements « ne sont pas de nature à conduire le gouvernement à revenir sur ce qui a commencé à être mis en oeuvre ». 
Une déclaration qui résonne comme celle du ministre Juppé « droit dans ses bottes » en 1995, balayé par le mouvement puissant des cheminots et la mobilisation de l’ensemble des travailleurs dans le pays pour défendre la Sécurité sociale et les retraites. 
Certains annonçaient une faible mobilisation, donnant d’avance une explication : les travailleurs n’iront pas car ils craignent l’absence d’issue politique et la menace de la montée de l’extrême droite. 
Les centaines de milliers de travailleurs qui se sont mobilisés leur ont donné tort. La peur n’est pas de leur côté. 
Que certains le veuillent ou non, le 22 mars marque une rupture avec le gouvernement Macron. Il marque le refus de la « concertation » avec ce gouvernement aux ordres du capital. Il marque la volonté de préserver l’indépendance des organisations syndicales. 
Le 23 mars, les personnels d’Air France se sont mis en grève. Le 30, une grève massive s’annonce à Carrefour. Le 3 avril, les cheminots se réunissent en assemblées générales pour se mettre en grève et décider des modalités de la reconduction. 
Dans cette situation, tout le monde se pose la question : comment faire plier ce gouvernement qui ne tient pourtant qu’à un fil ? 
Informations ouvrières a toute sa place pour mener largement cette discussion. 
Est-elle dans « l’union des gauches » avec le mouvement de Hamon, « Génération.s » ? Hamon, ministre de l’Éducation du précédent gouvernement, dégagé et balayé au premier tour de la présidentielle ? Avec Pierre Laurent qui, à peine les résultats du premier tour publiés, a appelé à voter Macron ? Avec ceux qui ont participé à la mise en place de RFF (le ministre Gayssot, PCF, en 1997) ? 
Est-elle dans la poursuite de la construction du rapport de force, sur le terrain de la lutte de classe ?
 Est-elle dans la construction d’une force politique indépendante, véritable représentation de la classe ouvrière ? 
C’est l’enjeu des discussions dans les réunions du POI mais c’est aussi l’enjeu des discussions dans le Comité national de résistance et de reconquête qui s’est tenu le 24 mars et qui vont se poursuivre dans les comités départementaux auxquels participent des militants de tous horizons. 
Editer les pagesCliquez ici ---->IO496.pdf