Les comités locaux du département

Les comités locaux du département de l'Isère

GRENOBLE/AGGO - GRESIVAUDAN -VERCORS -VOIRON/MOIRANS -BOURGOIN -TERRES FROIDES/LA TOUR DU PIN -LES AVENIERES/MORESTEL - PONT DE BEAUVOISIN/ VALDAINE

vendredi 19 octobre 2018

Le POI apporte son soutien à La France Insoumise et à Jean-Luc Mélenchon


Deux semaines pour remanier le gouvernement... Macron : « Les réformes doivent continuer »

Deux semaines pour remanier le gouvernement... Macron : « Les réformes doivent continuer »

mercredi 17 octobre 2018 



Deux semaines pour remanier le gouvernement...
Macron : « Les réformes doivent continuer »
Quinze jours de tractations interminables pendant lesquels la faiblesse de la majorité présidentielle, les dissensions entre Macron et son Premier ministre sont apparues au grand jour. Le remplacement de Gérard Collomb par Christophe Castaner, qui doit tout à Macron, est symptomatique de l’isolement grandissant de ce pouvoir.
En France, il y a les institutions de la Ve République, issues du coup d’État de De Gaulle en 1958, c’est pourquoi le président de la République, son Premier ministre, restent en place. L’Élysée annonçant le remaniement déclare : « Le mandat politique reste le même (…) dans la continuité de la politique menée par le gouvernement et du calendrier des réformes pour les mois à venir. »
Crise politique en France. Au même moment, l’Union européenne se disloque, l’ensemble des gouvernements des pays européens est en crise, comme vient de le montrer, dans les élections de Bavière, la défaite cinglante infligée à la coalition au pouvoir en Allemagne.
Dans cette situation, Macron s’appuie à fond sur les institutions de la Ve République pour chercher à associer tous les acteurs, en premier lieu les syndicats, à ses contre-réformes, à commencer par celles contre les retraites.
C’est dans cet objectif que sont conçues les concertations conduites par Jean-Paul Delevoye sur la réforme des retraites. Une réforme conforme au cap fixé dès le départ par Macron, afin d’imposer un basculement sur la base de la liquidation de tous les régimes de retraite existants.
Que va-t-il se passer ?
Les confédérations CGT et FO ont exprimé leur opposition au projet de réforme. Les « concertations » néanmoins, se poursuivent.
Face à la volonté de ce gouvernement de liquider tous les acquis, dans les organisations syndicales, des milliers de militants ouvriers sont déterminés à ne pas lâcher les revendications et à préserver leurs organisations.
Au moment où le rejet de la politique destructrice de Macron s’approfondit, grandit dans des couches de plus en plus larges de la population, le laborieux remaniement qui vient d’avoir lieu concentre et exprime toute l’impasse de ce régime, de ce pouvoir qui vient après Sarkozy, après Hollande, tous deux « dégagés », et qui, bien qu’isolé, cherche aujourd’hui à aller jusqu’au bout.
Pour un grand nombre de militants, d’élus, de travailleurs qui ne veulent pas du chaos auquel conduit cette politique, qui refusent que les conquêtes sociales, celles de 1936 et de 1945, soient sacrifiées, cette situation pose la question de stopper ce gouvernement, d’en finir. Ce qui soulève quantité de problèmes politiques qui sont à discuter.
C’est l’objet du rassemblement qui va se tenir le 10 novembre et qui va réunir des militants, des élus, des travailleurs, des jeunes de toutes tendances à l’initiative du Comité national de résistance et de reconquête.
10 novembre 2018 à Paris : réunion nationale appelée par le comité national de résistance et de reconquête
Appel de la réunion nationale des délégués des comités locaux : « Une large discussion a lieu avec les milliers de militants qui veulent résister à Macron et qui veulent défendre et organiser la reconquête des acquis de 1936 et 1945. Cette discussion est engagée dans les comités dans lesquels se regroupent les militants ouvriers, syndicalistes, élus aux appartenances et aux parcours divers mais qui entendent contribuer à cette discussion. Ce travail de résistance et de reconquête face au basculement de société qu’organise Macron est une question politique essentielle. Elle exige d’élargir et de renforcer les comités comme cadre de discussion et d’action commune. C’est pourquoi les délégués réunis ce 23 juin appellent l’ensemble des comités à préparer une conférence de milliers de militants à l’automne pour rassembler une large force. » http://www.cnrr2018.sitew.fr
Chaque semaine, lisez Informations ouvrières. Abonnez-vous !
PDF - 53.4 ko

Prenez contact avec le POI.
Nom, prénom : …………………………………………………………………………………………………………….
Adresse : …………………………………………………………………………………………………………………...
E-mail : …………………………………………………………………………………………………………………….

L'EDITO et les premières pages d'INFORMATIONS OUVRIÈRES N°525 du jeudi 18 octobre 2018





Editorial Informations Ouvrières n°525

Qu’est-ce qui permettra de faire reculer le gouvernement ?

mercredi 17 octobre 2018 



Qu’est-ce qui permettra de faire reculer le gouvernement ?

Franck Servel, membre du bureau national du POI

Informations ouvrières titrait la semaine dernière « Plus d’une semaine pour remanier le gouvernement… » À l’heure où cet éditorial est écrit, lundi 15 octobre au soir, force est de constater qu’il aura donc fallu une semaine de plus pour que Macron et Édouard Philippe se mettent d’accord sur un nouveau gouvernement. Cela montre l’ampleur de la crise au sommet de l’État, après les démissions de Collomb et de Hulot, l’affaire Benalla… Un article du journal Le Monde du 12 octobre se conclut par : « Un “nouveau monde” qui a aussi redécouvert, à l’occasion de ce long remaniement, l’importance de la relation entre l’Élysée et Matignon, coeur du réacteur de la Ve République. Un réacteur à manier avec précaution… » Ils sont tous inquiets de la fragilité du gouvernement, mais les institutions de la Ve République permettent cependant à Macron, même affaibli, de tenir.
Le chef de l’État a d’ailleurs été clair : l’équipe est remaniée, mais la ligne politique sera inchangée. D’ailleurs, alors qu’il n’avait pas encore réussi à former son nouveau gouvernement, le président annonçait le 10 octobre avec Delevoye la liquidation des quarante-deux régimes de retraite existants pour instaurer à la place un système universel de retraite par points !
Qu’est-ce qui permet donc à Macron, qui n’a jamais été aussi isolé, de poursuivre dans la voix du démantèlement des conquêtes collectives ? Il bénéficie des institutions de la Ve République, des partis qui se sont adaptés à ces institutions, certains cherchant une issue dans des élections européennes « réussies », ce qui produit des crises au sein de ces partis. Macron utilise de son côté ces élections pour se présenter comme le chef des « progressistes » contre les « nationalistes » comme Orban ou Salvini, le même Macron qui s’est refusé à recevoir le navire Aquarius à Marseille. Et avec ce qui se passe au Brésil, à la suite de la décision frauduleuse d’écarter Lula, avec l’arrivée en tête du premier tour de l’élection de Bolsonaro, candidat de l’extrême droite soutenu par l’impérialisme, nul doute que les pressions vont redoubler sur le mouvement ouvrier pour dire « si Macron ne réussit pas, vous aurez Le Pen ».
Il y a donc une pression considérable sur les dirigeants des organisations syndicales pour les amener à abandonner leurs revendications et les entraîner sur des « propositions sociétales » liquidant leur indépendance de classe. La situation est explosive – il suffit de constater le revers historique en Bavière pour la CSU, parti allié d’Angela Merkel –, alors le gouvernement est prudent : sur le dossier sensible des retraites, Delevoye a annoncé que des rencontres bilatérales pourraient durer jusqu’au printemps 2019, soit plus que prévu initialement.
Qu’est-ce qui permettra de faire reculer le gouvernement ? Un grand débat avec des « propositions alternatives » ou la grève unie sur des revendications claires, contre le projet du gouvernement de retraite par points, pour la défense de tous les régimes particuliers ?
Mais pour créer les conditions de l’affrontement, il faut construire une force politique qui aidera à déjouer les tentatives d’intégration des organisations syndicales à la mise en oeuvre de la politique du gouvernement. C’est tout l’enjeu de la réussite du rassemblement du 10 novembre à Paris, où nous voulons réunir avec le Comité national de résistance et reconquête deux mille militants ouvriers pour construire cette force politique, avec tous ceux qui veulent résister, et qui s’expriment chaque semaine dans les pages Tribune libre d’Informations ouvrières. Inscrivez-vous, abonnez-vous !
Editer les pages cliquez ici ---->IO 525.pdf

Après la démission fracassante de Collomb Plus d’une semaine pour remanier le gouvernement… Et maintenant : seconde phase de la « concertation » sur les retraites

Après la démission fracassante de Collomb Plus d’une semaine pour remanier le gouvernement… Et maintenant : seconde phase de la « concertation » sur les retraites

jeudi 11 octobre 2018 


Après la démission fracassante de Collomb
Plus d’une semaine
pour remanier le gouvernement…
Et maintenant : seconde phase de la « concertation » sur les retraites
Un remaniement très compliqué pour maintenir le cap, retardé de jour en jour (ce qui en dit long sur l’isolement et l’affaiblissement de l’exécutif). Brice Hortefeux, s’exprimant sur cette situation de crise politique aiguë, résume : « Macron a une chance : il bénéficie des institutions de la Cinquième République. »
Des institutions issues d’un coup d’État, qui donnent au chef de l’État des pouvoirs exorbitants. Des institutions conçues dans un objectif : museler la classe ouvrière en intégrant ses organisations syndicales. Tous les présidents de la République, tous les gouvernements successifs de la Ve République, à commencer par de Gaulle, se sont cassé les dents sur cet objectif.
Et aujourd’hui, c’est Macron, plus isolé, plus fragile qu’aucun de ceux qui l’ont précédé, qui tente le tout pour le tout et qui, pour le faire, s’appuie sur le cadre que lui fournissent les institutions de la Ve République.
C’est bien dans l’esprit de ces institutions que Richard Ferrand, le tout nouveau président de l’Assemblée nationale, se prononce pour « un nouveau souffle » :
« Nous allons entamer l’an II du quinquennat, qui doit être celui de la République contractuelle (…). Le président veut, et je l’accompagnerai sur ce chemin, poursuivre l’intensité des réformes et fédérer davantage. »
Dans les jours qui viennent, Jean-Paul Delevoye, chargé par Macron du dossier brûlant de la réforme des retraites, réunit l’ensemble des organisations syndicales.
Au même moment, les déclarations sans ambiguïté du patron de la SNCF, Guillaume Pépy, sur le sort qui doit être réservé au statut des cheminots, confirment l’avenir que le capital financier et ce gouvernement à son service préparent à chacune des conquêtes sociales : tout, absolument tout devrait être liquidé.
Et c’est sur ce programme que le gouvernement entend « fédérer », c’est à ce programme que les organisations syndicales devraient s’associer, ce qui pour les organisations de la classe ouvrière revient très exactement à se liquider.
Le rejet grandit. Par milliers, élus, militants ouvriers, travailleurs, jeunes, entendent ne renoncer à aucun acquis, aucune conquête sociale et démocratique : ils ne veulent pas du chaos auquel conduit ce programme.
Dans cette situation où le gouvernement, le régime sont en crise, où les institutions sont en crise, il y a une intense recherche des moyens à mettre en œuvre pour faire barrage, stopper la marche au chaos. Cela soulève nombre de questions politiques qui sont au cœur de la discussion engagée pour préparer, organiser le grand rassemblement du 10 novembre pour la défense des acquis de 1936 et de 1945.
10 novembre 2018 à Paris : réunion nationale appelée par le comité national de résistance et de reconquête
Appel de la réunion nationale des délégués des comités locaux : « Une large discussion a lieu avec les milliers de militants qui veulent résister à Macron et qui veulent défendre et organiser la reconquête des acquis de 1936 et 1945. Cette discussion est engagée dans les comités dans lesquels se regroupent les militants ouvriers, syndicalistes, élus aux appartenances et aux parcours divers mais qui entendent contribuer à cette discussion. Ce travail de résistance et de reconquête face au basculement de société qu’organise Macron est une question politique essentielle. Elle exige d’élargir et de renforcer les comités comme cadre de discussion et d’action commune. C’est pourquoi les délégués réunis ce 23 juin appellent l’ensemble des comités à préparer une conférence de milliers de militants à l’automne pour rassembler une large force. » http://www.cnrr2018.sitew.fr
PDF - 54.1 ko

Prenez contact avec le POI.
Nom, prénom : …………………………………………………………………………………………………………….
Adresse : …………………………………………………………………………………………………………………...
E-mail : …………………………………………………………………………………………………………………….

L'EDITO et les premières pages d'INFORMATIONS OUVRIÈRES N° 524 du jeudi 11 octobre 2018




Informations Ouvrières n°524

Y a-t-il une issue ?
mercredi 10 octobre 2018




Y a-t-il une issue ?
Pierre Besse, membre du bureau national du POI

Chaque jour, les travailleurs de ce pays, qu’ils soient du public comme du privé, les jeunes, les élus, les retraités, assistent à la décomposition croissante du gouvernement Macron. Et pourtant Macron est toujours là, avec la même arrogance, continuant à démanteler tous les acquis sociaux, les droits collectifs.
La semaine dernière, dans Informations ouvrières, une militante s’exprimait ainsi : « Trouver comment faire descendre Jupiter de son Olympe. »
Dans ce même journal, un syndicaliste disait : « La classe ouvrière ne veut renoncer à aucun de ses acquis. »
Ces deux affirmations concentrent les problèmes auxquels la classe ouvrière, la jeunesse sont confrontées.
Dans une déclaration parue dans le journal Les Échos, Guillaume Pépy, président de la SNCF (groupe public ferroviaire depuis la réforme de 2014), commente ainsi la dernière mouture de cette réforme qui ordonne que, dès le 1er janvier 2020, les embauches ne seront plus au statut mais à la nouvelle convention collective ferroviaire. « Il ne peut y avoir de SNCF à deux vitesses, avec les statutaires d’un côté et les nouveaux salariés de l’autre. Le nouveau pacte social concernera donc tous les cheminots. »
Et ce au moment même où se mènent des négociations entre direction SNCF, UTP (patronat du transport public) et organisations syndicales…
Les cheminots ne sont nullement surpris par une telle déclaration, puisque avec leurs organisations, CGT, FO, SUD et Unsa, ils ont fait grève justement pour garder leur statut menacé.
Ils n’ont pas fait trois mois de grève pour une nouvelle convention collective, mais bien pour défendre leur statut et si possible l’améliorer.
Il n’y a rien d’autre à négocier, le statut doit être la base.
Cet exemple concret indique les problèmes politiques auxquels toutes les catégories de travailleurs sont confrontées. Il n’y aurait pas d’autre issue que de démanteler les droits collectifs pour y substituer l’ubérisation ?
La solution ne peut résider, pour l’immense majorité, que dans la recherche de l’unité sur des bases claires.
Alors, parler de contrepropositions, d’une convention collective de haut niveau, etc. revient en définitive à faire disparaître les fondamentaux tels que statuts et conventions collectives, et fait abandonner tous les acquis de la classe ouvrière.
Le 23 juin dernier, une conférence nationale de délégués pour la résistance et la reconquête des acquis de 1936 et 1945 a décidé d’inviter à un rassemblement national le 10 novembre des milliers de travailleurs, de jeunes, d’élus, de paysans, pour discuter de ces problèmes.
D’ores et déjà, des comités se constituent à travers tout le pays dans les entreprises, les localités pour échanger, discuter et préparer ce rassemblement pour avancer ensemble vers la recherche d’une issue pour l’immense majorité de ce pays.
Editer les pages cliquez ici ---->IO 524.pdf

Crise ouverte au gouvernement Collomb impose sa démission à Macron



Crise ouverte au gouvernement Collomb impose sa démission à Macron

jeudi 4 octobre 2018

Crise ouverte au gouvernement
Collomb impose sa démission à Macron
Lundi, Gérard Collomb remet sa démission du gouvernement au président de la République qui la refuse. Le lendemain, Collomb confirme sa démission, que Macron est obligé daccepter. Le chef de lÉtat est défié et mis en échec par son ministre de lIntérieur, chef de la police, de la gendarmerie, numéro deux du gouvernement, et principal soutien de Macron à la présidentielle.
Après Nicolas Hulot, en quelques semaines, cest le deuxième ministre dÉtat qui démissionne de manière fracassante et qui met le président de la République devant le fait accompli. Ces démissions ne sont que la partie visible de la crise : cest tout le régime qui se délite.
Jamais la contradiction entre la faiblesse du gouvernement et lampleur du programme de destruction de lensemble des conquêtes sociales na été aussi forte. Nombreux sont ceux qui commencent à douter de la capacité de Macron, arrivé au pouvoir, comme il la dit lui-même, « par effraction », à aller au bout des exigences du capital financier.
Les critiques adressées ces dernières semaines par Gérard Collomb à la méthode de Macron vont dans ce sens.
Deux jours auparavant, dans une interview au Journal du dimanche, le même Macron affirmait : « En aucun cas je ne changerai de politique (). Il faut poursuivre la transformation en profondeur. »
Confirmées, les réformes contre lassurance chômage, contre la santé, contre la fonction publique, la « transformation de notre système de retraites », à lordre du jour de la réunion programmée par Jean-Paul Delevoye le 10 octobre prochain avec lensemble des organisations syndicales. Conscient de la nécessité pour lui davoir des soutiens, Macron ajoutait dans la même interview : « Il ne suffit pas de faire les réformes, il faut que tous les acteurs sen saisissent. » Directement visées : les organisations syndicales pour quelles sinscrivent dans le cadre des réformes voulues par le chef de lÉtat et le gouvernement au service du capital.
Macron en aura-t-il la capacité ? Certains en tout cas, dont Collomb, ont choisi de quitter le navire.
On le lira dans les articles, les tribunes de militants ouvriers, délus, publiés cette semaine dans Informations ouvrières : les travailleurs, les militants ouvriers ne veulent renoncer à aucun de leurs droits, à ce pour quoi leurs organisations sont faites.
Et cest pourquoi les comités de résistance et de reconquête préparent le rassemblement du 10 novembre.
10 novembre 2018 à Paris : réunion nationale appelée par le comité national de résistance et de reconquête
Appel de la réunion nationale des délégués des comités locaux : « Une large discussion a lieu avec les milliers de militants qui veulent résister à Macron et qui veulent défendre et organiser la reconquête des acquis de 1936 et 1945. Cette discussion est engagée dans les comités dans lesquels se regroupent les militants ouvriers, syndicalistes, élus aux appartenances et aux parcours divers mais qui entendent contribuer à cette discussion. Ce travail de résistance et de reconquête face au basculement de société quorganise Macron est une question politique essentielle. Elle exige délargir et de renforcer les comités comme cadre de discussion et daction commune. Cest pourquoi les délégués réunis ce 23 juin appellent lensemble des comités à préparer une conférence de milliers de militants à lautomne pour rassembler une large force. »  http://www.cnrr2018.sitew.fr
PDF - 50.2 ko

L'EDITO et les premières pages d'INFORMATIONS OUVRIÈRES N° 523 du jeudi 4 octobre 2018




Informations Ouvrières n°523

Des baisses d’impôts « historiques » 

mercredi 3 octobre 2018
 





Des baisses d’impôts « historiques » ?

Claude Billot-Zeller Membre du bureau national du POI


« C’est historique » : six milliards de baisse d’impôts. Il faut l’expliquer, le marteler, insiste Macron. Mais la plupart des mesures annoncées sont déjà en pratique dans l’exercice 2018. Qui va en profiter ? D’abord ceux qui ont déjà été servis avec le cadeau ISF, qui devait grâce au ruissellement fortifier la croissance.
Le deuxième budget Macron rencontre des difficultés ; baisse de la croissance, inflation, la situation financière n’est pas bonne, le déficit atteint 2,7 %…
Au plan mondial la crise s’étend, Mme Lagarde explique que la situation peut devenir grave !
Il ne suffit pas de claironner avec insistance la baisse de la taxe d’habitation pour 80 % des ménages (3,8 milliards), la suppression des cotisations sociales sur les heures supplémentaires qui va appauvrir les caisses de la Sécurité Sociale, offrir aux entreprises le CICE en allégement de charges, avec le cumul du CICE de Hollande (20 milliards) et aussi la baisse de l’impôt sur les sociétés de 33 % à 31 %.
Et « en même temps » prétendre construire une nouvelle prospérité, avec des mesures qui frappent et pénalisent le budget des ménages. Il n’y a plus d’indexation sur les prestations familiales et sur les retraites. L’APL diminue. Les tarifs des produits pétroliers augmentent lourdement et régulièrement, ainsi que les prélèvements sur le tabac.
Les taux des cotisations des retraites complémentaires Agirc-Arcco vont augmenter. Les salaires n’augmentent pas aussi vite que l’inflation et les retraites stagnent à 0,3 % ! Une misère, avec une inflation à 1,3 % le compte n’y est pas !
Le président des riches a bien offert 4,5 milliards de baisse de fiscalité aux plus aisés, 1 % de la population, sûrement parmi ceux-là des soutiens de sa campagne présidentielle – c’est touchant, la reconnaissance –, mais ça n’a pas servi à la croissance.
Des mesures qui vont favoriser l’emploi ? 4 164 postes doivent disparaître en 2019.
On déshabille Paul pour habiller Pierre, aux ministères de la Défense et de la Justice des emplois seront créés. Mais les emplois aidés diminuent : 320 000 en 2017, en 2019 130 000 ; ce sont les communes et les associations qui sont durement impactées par cette mesure qui s’accompagne de réduction budgétaire. Cette orientation budgétaire, et les plans santé, pauvreté, montrent clairement que, pour Macron, l’amélioration du pouvoir d’achat, le recul de la pauvreté ne peuvent provenir que de l’économie qui offrirait du travail à tous.
La fronde chez les élus dépasse les clivages politiques et vise Macron et son gouvernement. Les élus locaux (communes, départements, régions) ne supportent plus la façon dont la macronie les traite, par l’abandon et le mépris, comme leurs administrés. La gouvernance jupitérienne devient insupportable.
Ce budget souligne nettement la fracture entre les actifs et les autres dits « inactifs », entre les métropoles et les territoires ruraux plus éloignés, entre les urbains encore dotés de services publics nécessaires à l’égalité entre les citoyens et les territoires en voie de désertification où la vie devient compliquée et dure. Ce budget souligne le démantèlement de la République.
Aussi, afin d’arrêter le carnage, pour défendre et reconquérir nos acquis de 1936, de 1945, le 10 novembre rassemblons-nous pour débattre, échanger librement et chercher les moyens de faire entendre nos voix et d’arrêter la barbarie macronienne.
Editer les pages cliquez ici ---->IO 523.pdf

Budget 2019 : Macron donne 40 milliards de cadeau aux patrons

Budget 2019 : Macron donne 40 milliards de cadeau aux patrons

jeudi 27 septembre 2018
 


Budget 2019 : Macron donne
40 milliards de cadeau aux patrons
 Six milliards d’euros, 3,5 milliards d’euros, plus, moins... Les chiffres et les polémiques pleuvent sur le montant hypothétique des « gains » pour les ménages prévus l’année prochaine dans le projet de budget de l’État présenté ce
24 septembre. Un vaste enfumage ! Et une belle provocation, pour les retraités, les bénéficiaires des APL ou des allocations familiales, qui verront leurs prestations gelées l’an prochain, alors que l’augmentation des prix dépasse les 2 %, et que les pensions de huit millions de retraités ont déjà été amputées, depuis le 1er janvier 2018, par l’augmentation de 1,7 point (soit une augmentation d’un quart) de la CSG. 
En revanche, le gouvernement Macron offre au capital financier un incroyable jackpot dans ce projet de budget ; il dépasse, et de loin, la suppression de l’impôt sur la fortune ou le plafonnement (la flat tax) de l’imposition sur les profits financiers déjà décidés l’an dernier.
L’an prochain, les patrons toucheront, en quelque sorte, deux fois le même chèque, et quel chèque ! Ils empocheront deux fois, sous deux formes différentes, le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), pour un montant total de 40 milliards d’euros. Ce montant représente, à lui seul, près de la moitié du « déficit » de l’État prévu en 2019, ou encore plus de trois quarts du budget de
l’Éducation nationale ! Comment est-ce possible ?
— Les patrons toucheront une dernière fois le CICE version Hollande, c’est-à-dire sous forme de crédit d’impôt sur les sociétés (calculés sur la base de leur exercice de 2018), tel que cela avait été décidé sous le gouvernement Hollande-Ayrault en 2013. Montant : 20 milliards d’euros environ.
— La même année, les patrons bénéficieront aussi du CICE version Macron, pour un même montant. Macron a en effet décidé de transformer le CICE en abaissement permanent de cotisations patronales (baisse de 6 points, dès le 1er janvier 2019, des cotisations d’assurances maladie notamment).
De l’aveu même du ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, cela entraînera des « bénéfices très importants en termes de trésorerie pour les entreprises ».
Et tout ça au nom de la « lutte pour l’emploi »... On en voit déjà le résultat... uniquement sur les dividendes des actionnaires !
Ce n’est pas tout. Le taux de l’impôt sur les bénéfices va baisser, passant de 33,3 % à 31 % (Macron veut l’abaisser à 25 % d’ici à fin du quinquennat). Gain supplémentaire pour les patrons : 2,4 milliards d’euros !
10 novembre 2018 : pour la défense des conquêtes de 1936 et 1945,
grand rassemblement à l’appel du Comité national de résistance et de reconquête (CNRR)
à l’Espace Charenton à Paris (métro ligne 8 : Porte-de-Charenton)
 Le 23 juin, 250 délégués des comités de résistance et de reconquête, militants politiques, élus, syndicalistes d’origines diverses, ont décidé d’organiser un grand rassemblement à Paris le 10 novembre prochain, pour la défense des acquis de 1936 et 1945.
« Macron et le capital financier dont il est l’exécutant voudraient tirer un trait définitif sur les conquêtes ouvrières de 1936, de 1945, sur les acquis de la démocratie.
Ils veulent tout reprendre ! Nous voulons tout garder !
En nous rassemblant massivement, syndicalistes, militants politiques, élus, travailleurs, jeunes de toutes tendances, le 10 novembre à Paris, à l’Espace Charenton, pour la défense des acquis de 1936 et de 1945, il s’agit de contribuer à regrouper la large force dont les travailleurs ont besoin pour aider à organiser la résistance. »


PDF - 54.4 ko

L'EDITO et les premières pages d'INFORMATIONS OUVRIÈRES N°522 du jeudi 27 septembre 2018




Informations Ouvrières n°522

Basculement...
mercredi 26 septembre 2018





Basculement...

Cécile Boeuf, membre du bureau national

En déplacement à New York pour l’assemblée générale de l’Onu, Macron s’est entretenu avec Trump. Il l’a invité à se rendre à Paris pour qu’il assiste au défilé militaire qu’il a décidé d’organiser à l’occasion du 11 Novembre. Macron crée un précédent : il n’y a jamais eu de défilé militaire le 11 Novembre.
Le chef de l’impérialisme américain, hôte d’honneur du chef de l’État français : tous deux engagés dans les guerres de pillage impérialistes qui dévastent le Moyen-Orient et l’Afrique et qui jettent des centaines de milliers de réfugiés sur les routes de l’exode.
Ici, en France, c’est également un programme de guerre que Macron et son gouvernement ont entrepris de mettre en oeuvre contre les acquis et l’ensemble des droits collectifs de la classe ouvrière. Des acquis qui sont incompatibles avec les exigences du capital financier dont Macron est l’exécutant et à qui il vient, à l’occasion du budget 2019, de faire cadeau de 40 milliards.
Mais, Macron est en crise, en chute libre dans les sondages, plombé par les affaires. Dans un contexte marqué par le Brexit, par la crise politique qui frappe tous les gouvernements des États européens, et qui mène l’Union européenne au bord de la dislocation.
S’interrogeant sur la situation, F. Hollande posait récemment la question : « si ce pouvoir échoue, et c’est possible (…) qui peut prendre la place ? ». C’est bien ce qui inquiète tous les partisans du capital financier.
En crise, Macron a besoin d’appuis.
Pour chacune des mesures que son gouvernement est en train de présenter contre les aides sociales, contre la santé, contre l’assurance chômage… et pour couronner le tout contre les retraites, le maître-mot désormais, ce sont les concertations.
Il faut appeler les choses par leur nom : pour Macron, dans le cadre de ces concertations, les organisations devraient s’associer à la mise en oeuvre de ces plans qui consistent à mettre à bas tout l’édifice des conquêtes sociales de 1936 et 1945. Or, les organisations syndicales sont inséparables de l’existence de ces conquêtes.
La défense des acquis de 1936 et 1945 dessine un programme de sauvegarde de la classe ouvrière face au basculement que Macron veut imposer au compte du capital.
Ce basculement peut se résumer simplement : il s’agit de mettre en place une société « ubérisée », d’individus surexploités, dans laquelle la notion même de droits collectifs, devenue incompatible avec les exigences du capital financier, aurait disparu.
C’est une question de civilisation qui soulève des problèmes politiques qui sont au centre des discussions entre militants dans les comités de résistance et de reconquête et dont Informations ouvrières, semaine après semaine, se fait l’écho.
Rendez-vous le 10 novembre à Paris, au rassemblement organisé à l’Espace Charenton à l’initiative du Comité national de résistance et de reconquête.
Editer les pages cliquez ici ---->IO522.pdf