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vendredi 19 octobre 2018

L'EDITO et les premières pages d'INFORMATIONS OUVRIÈRES N° 524 du jeudi 11 octobre 2018




Informations Ouvrières n°524

Y a-t-il une issue ?
mercredi 10 octobre 2018




Y a-t-il une issue ?
Pierre Besse, membre du bureau national du POI

Chaque jour, les travailleurs de ce pays, qu’ils soient du public comme du privé, les jeunes, les élus, les retraités, assistent à la décomposition croissante du gouvernement Macron. Et pourtant Macron est toujours là, avec la même arrogance, continuant à démanteler tous les acquis sociaux, les droits collectifs.
La semaine dernière, dans Informations ouvrières, une militante s’exprimait ainsi : « Trouver comment faire descendre Jupiter de son Olympe. »
Dans ce même journal, un syndicaliste disait : « La classe ouvrière ne veut renoncer à aucun de ses acquis. »
Ces deux affirmations concentrent les problèmes auxquels la classe ouvrière, la jeunesse sont confrontées.
Dans une déclaration parue dans le journal Les Échos, Guillaume Pépy, président de la SNCF (groupe public ferroviaire depuis la réforme de 2014), commente ainsi la dernière mouture de cette réforme qui ordonne que, dès le 1er janvier 2020, les embauches ne seront plus au statut mais à la nouvelle convention collective ferroviaire. « Il ne peut y avoir de SNCF à deux vitesses, avec les statutaires d’un côté et les nouveaux salariés de l’autre. Le nouveau pacte social concernera donc tous les cheminots. »
Et ce au moment même où se mènent des négociations entre direction SNCF, UTP (patronat du transport public) et organisations syndicales…
Les cheminots ne sont nullement surpris par une telle déclaration, puisque avec leurs organisations, CGT, FO, SUD et Unsa, ils ont fait grève justement pour garder leur statut menacé.
Ils n’ont pas fait trois mois de grève pour une nouvelle convention collective, mais bien pour défendre leur statut et si possible l’améliorer.
Il n’y a rien d’autre à négocier, le statut doit être la base.
Cet exemple concret indique les problèmes politiques auxquels toutes les catégories de travailleurs sont confrontées. Il n’y aurait pas d’autre issue que de démanteler les droits collectifs pour y substituer l’ubérisation ?
La solution ne peut résider, pour l’immense majorité, que dans la recherche de l’unité sur des bases claires.
Alors, parler de contrepropositions, d’une convention collective de haut niveau, etc. revient en définitive à faire disparaître les fondamentaux tels que statuts et conventions collectives, et fait abandonner tous les acquis de la classe ouvrière.
Le 23 juin dernier, une conférence nationale de délégués pour la résistance et la reconquête des acquis de 1936 et 1945 a décidé d’inviter à un rassemblement national le 10 novembre des milliers de travailleurs, de jeunes, d’élus, de paysans, pour discuter de ces problèmes.
D’ores et déjà, des comités se constituent à travers tout le pays dans les entreprises, les localités pour échanger, discuter et préparer ce rassemblement pour avancer ensemble vers la recherche d’une issue pour l’immense majorité de ce pays.
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